le catharisme
Les "bons chrétiens", comme se nommaient eux-mêmes les croyants cathares, avaient une vision dualiste du monde, opposant deux principes : le bien (spirituel et éternel) et le mal (terrestre et transitoire). Ils ne pouvaient admettre que Dieu, dans son infinie bonté, ait pu créer le monde terrestre fait de douleur, de violence et de haine. Le créateur ne pouvait être que le diable. Ils refusaient toute violence et tout mensonge. Les parfaits qui ne mangeaient pas de viande, se nourrissaient essentiellement de pain et de fruits. Ils portaient des vêtements simples, et à la différence de l’Eglise officielle, prêchaient dans la langue du pays, comprise de tous.

En pays de Foix, l’hérésie se développe particulièrement au XIIIe siècle, les communautés cathares y reçoivent de puissants soutiens. Des prédicateurs de talent n’arrivent pas à ramener les hérétiques à la foi romaine. Le Pape Innocent III lance en 1209 la Croisade contre les Albigeois qui fut menée par Simon de Montfort.

Vingt ans plus tard après une 2e croisade menée par Louis VIII, Raimond de Toulouse signe, par le traité de Meaux, la capitulation du Languedoc. Malgré un ultime "baroud d’honneur" mené par le parfait axéen Pierre Autier de 1296 à 1310, l’histoire du catharisme s’arrête en fait avec la reddition de Montségur le 16 mars 1244. Refusant la conversion, 225 Parfaites et Parfaits se jettent dans le bûcher au pied du château.

vestiges médiévaux

Le château de Lordat
C’est un des plus anciens et des plus vastes châteaux féodaux du Comté de Foix. Spécimen de l’architecture militaire médiévale des Pyrénées ariégeoises, il dresse ses murailles sur un piton calcaire situé à 965 m d’altitude qui surplombe la Vallée de l’Ariège de 400 mètres. Sa position stratégique est exceptionnelle.
Son état de conservation est meilleur qu’on ne peut le supposer lorsqu’on l’aperçoit de loin.
Aujourd'hui, l'accès au château et aux tables d'orientation ne sont plus libres : la visite du site s'accompagne d'une découverte de la volerie.
Pour en savoir plus
"Lordat, château fuxéen, village cathare" (Gabriel de Llobet)
en vente à l’Office de Tourisme - prix : 5,35 €.
Tables d’orientation au château.

Le Fort de Prades
A quelques centaines de mètres de Montaillou, au milieu des prairies qui lui ont donné son nom, se trouve le village de Prades. De son glorieux passé fortement marqué par le catharisme, il reste l'enceinte fortifiée du « Fort » qui a reçu en son temps la visite de Catherine d'Angoulème, la sœur de François 1 er , un puit médiéval magnifiquement restauré, ainsi que l'église St Pierre avec sa statue en bois doré d'une vierge à l'enfant du XVII siècle.

Montaillou, site témoin cathare
Son histoire
Ce petit village de montagne, situé à la limite de l'Ariège et de l'Aude à 1300 mètres d'altitude, au cœur d'un paysage magnifique, attire l'été promeneurs et randonneurs, mais ne compte plus, l'hiver venu, qu'une vingtaine d'habitants. Il est pourtant aujourd'hui mondialement connu… Sa notoriété basée essentiellement sur son passé cathare du XIIIe à la fin de la première moitié du XVIe siècle.
Son site médiéval
Les restes du château : sur le plateau " castral " qui domine le village, se dressent les vestiges du château des seigneurs d'Allion, remaniés par les comtes de Foix (dans les années 1260-1270) qui se l'approprient en 1256 après la chute de Bernard d'Allion pour cause d'hérésie…
Les restes d'une maison " aristocratique ", mise à jour par l'archéologue Jean-Paul Cazes lors des fouilles de 2000 à 2002.
Les restes des murs de fortifications entourant le donjon seigneurial.

Animations
Festival historique et culturel :
spectacle médiéval, conférences, foire aux livres, concerts, marché artisanal… le 4 et 5 août 2008.
La fête du village : le 15 août

Pour en savoir plus
- " Montaillou, Village Occitan " de E. Le Roy Ladurie (Edition Folio).
- " Autour de Montaillou, un village occitan " (Edition Hydre) : recueil des actes du colloque historique 2000 de Montaillou.
- " L'Impertinente " d'Anne Brenon (Edition Hydre).
- " Les fils du malheur ", " le roman vrai de Pèire Maury de Montaillou " d'Anne Brenon (L'Hydre éditions).
- " Inquisitions à Pamiers 1318-1325 " de Jean Duvernoy (Editions Privat).

Renseignements, réservations et ventes de produits touristiques :
Point accueil de l'association " Le Castellas " de Montaillou
Tél./fax : 04 68 20 77 90
e.mail : mairie.montaillou@wanadoo.fr

La spoulga de Bouan
Pour des raisons de sécurité, l'accès en est interdit.
La spoulga (vieux terme occitan venu du latin Spelunca qui signifie antre) de Bouan est une grotte fortifiée parfaitement visible depuis la portion de voie rapide de la RN 20, à l’entrée nord des Vallées d’Ax, entre Ussat et Sinsat. On aperçoit une entrée de caverne oblique, barrée par deux murs de défense, le premier très abîmé, le second encore crénelé.

 

les églises romanes
L’expansion de l’art roman dura du Xe au XIIe siècle. A cette époque, la montagne est un lieu important de communications et d’échanges ; les relations entre les deux versants des Pyrénées sont fréquentes.
Le "premier art roman méridional" qui, sous l’impulsion des maîtres lombards, se développe en Catalogne aux IXe et Xe siècles, se retrouve donc dans l’architecture religieuse de nos vallées. C’est ensuite les sculpteurs de la basilique Saint Sernin de Toulouse qui amènent leur influence.
Nourri des brillantes expériences catalanes et toulousaines, l’art roman ariégeois est aussi marqué par le fort caractère de sa population montagnarde. Le charme rustique des églises de St Blaise à Verdun, St Paul à Arnave, St Julien à Axiat, St Pierre et Paul à Vernaux, St Martin à Unac et St Pierre à Mérens, n’a d’égal que celui de la pittoresque route des corniches que vous emprunterez pour les admirer.

Pour en savoir plus
La Route des Pyrénées Romanes
Elle relie les deux pôles de Saint Lizier près de Saint Girons à la Seu d’Urgell en Espagne en passant par l’Andorre. Elle est composée de 21 sites majeurs de l’art roman pyrénéen. Ils sont répartis de manière adaptée pour permettre un itinéraire agréable et cohérent dans la durée (circuits de 2 à 4 jours).
- Circuit libre : livret + cassette audio en vente à l'Office de Tourisme. Prix : 9 €